La Machine A Aimer – Margaux Moya

J’avais hâte d’écrire mon article sur La Machine à Aimer de Margaux Moya et de partager mon avis puisque c’est le tout premier en mon nom sur ce blog.
Si je devais définir ma lecture, je dirais qu’elle était « réconfortante ». C’est étonnant de dire ça d’un roman qui nous fait suivre une jeune femme qui passe des doutes à la certitude, des craintes à l’espoir et des rires aux larmes, mais il va falloir lire cette chronique jusqu’au bout si tu veux mieux comprendre mon point de vue. 😉

Ma chronique va donc se scinder en 4 parties :

    • ma présentation
    • la contre-romance
    • la plume de Margaux Moya
    • ce livre est un bonbon

(oui oui, j’aime croire que je suis une personne organisée)

Ma présentation de l’histoire

(Où ce que j’ai retenu de ce livre)
Dans cette romance contemporaine écrite à la troisième personne, il y’a Charlotte, une jeune étudiante de bientôt 20 ans (surtout ne pas dire 19, c’est important). Elle est pétillante, rêveuse, entourée d’une famille aimante et se passionne pour l’écriture…sur toutes ces formes ! Où ceci est plutôt le cas de l’auteure ? (Bon, J’y reviendrais un peu plus tard.)
Charlotte aime manipuler les mots, écouter de la musique pendant ses moments de création, et parcourir des vides greniers à la recherche d’objets assez peu anodins, comme des machines à écrire par exemple.

Et puis, dans cette romance contemporaine, il y’a Gabriel. Pianiste de profession et professeur de temps à autre, il est âgé de 24 ans et mène une vie plutôt remplie, où il est difficile d’allier désirs et obligations.

Lui et Charlotte vont alors se rencontrer sur le stand d’une brocante, et naîtra en eux une relation authentique, réelle, touchante, mais surtout…infructueuse.

Oulah ! N’aies crainte, je ne suis absolument pas en train de te spoiler la fin, puisque c’est ainsi que Margaux Moya présente La Machine à Aimer : c’est une contre-romance.

 

La fameuse contre-romance, du coup

Attention cependant, contre-romance ne signifie pas « bad-endind », car l’héro.ïne, ne connaît pas forcément un destin tragique, rassure-toi (à moins que tu ne ne raffoles des drames et c’est tout à ton honneur), c’est simplement que la romance finit sur une note négative.

La Machine à Aimer était ma première contre-romance et je peux te dire que ça m’a fait du bien. Je suis une grande romantique et j’aime les histoires d’amour heureuses, mais j’accueille volontiers les échecs amoureux, pour peu qu’ils soient aussi bien amenés.

C’était très intéressant de voir fleurir la relation entre Charlotte et Gabriel. Tu sais ? Les tous premiers messages, les toutes premières présentations, les premières questions et réponses…Ce moment où « on fait connaissance ».
Margaux a selon mon humble avis, très bien retranscrit ce moment puisqu’elle a pris le temps de le faire durer, justement. Aucune ellipse : je ne me suis à aucun moment arrêtée pour relever la tête de mon livre, regarder mon chat et lui dire « euh…c’est pas allé un peu trop vite là ? ». Le rythme était selon moi très adapté.

J’ai pu facilement m’attacher à Charlotte puisqu’elle était transparente avec moi. Ses sentiments étaient très bien exprimés et même lorsqu’elle n’était pas cohérente, j’arrivais à la suivre. Je tiens d’ailleurs à féliciter l’auteure pour sa capacité à prendre du recul. Margaux a réussi à relever le défi de présenter un personnage qui pense comme-ci, alors que la logique voudrait qu’elle pense comme cela. Ne t’inquiète pas, je m’explique : Charlotte a ses faiblesses, elle est sensible et très émotive, et s’accroche à des choix qu’elle pourrait regretter, qui pourraient lui faire du mal, mais malgré cela, l’auteure nous montre qu’elle se trompe. Et ce, par le biais de ces amis ou de l’ombre.

L’ombre justement, parlons-en.

La plume de Margaux Moya et ses métaphores

Comment est-ce possible de s’attacher à une ombre ? Margaux Moya a écrit des scènes de théâtre qui viennent ciseler les chapitres et qui m’ont permis d’encore mieux comprendre Charlotte. J’ai énormément apprécié les métaphores qu’elle a utilisées pour faire progresser les émotions de l’héroïne (l’image des fleurs qui poussent et fanent m’ont fait penser à l’Ecume des jours de Boris Vian, hashtag mon livre préféré). L’ombre qui je crois était en réalité son subconscient (arrête-moi si tu l’as lu et penses que je vais trop loin), ne cessait de dire les bons-mots et de me convaincre. En plus, je m‘habituais justement à ces images qui se développaient à mesure que j’avançais dans ma lecture.

Margaux Moya est définitivement très douée pour l’écriture. Les poèmes conçus par Charlotte étaient aussi beaux et le texte en lui-même très mélodieux. La relation écriture-musique était d’ailleurs très délicate et bien maîtrisée à mon sens.

Malgré la romance compliquée, il planait une atmosphère de légèreté et des ondes positives qui ont fait de ma lecture un moment très agréable, voire même « mignon », tout en restant mature. Le personnage de Charlotte suit une réelle évolution au cours de l’intrigue et même si je n’ai pas apprécié le côté indécis et jugeur de Gabriel (et c’était le but), leurs échanges étaient très fluides et plaisants à suivre. Ce livre était comme un petit nuage dans lequel on s’enseveli.

Bilan : La Machine A Aimer

Ainsi, je conclue ce premier article avec un avis positif puisque j’ai beaucoup apprécié ma lecture, et ce concept de contre-romance. Je me demande d’ailleurs ce que ça aurait donné si l’auteure ne l’avait pas annoncé dès le début ? Si on avait lu la dernière phrase, fermé le livre en se disant « Mais ?? Oh d’accord ».
Finalement, la Machine à Aimer est comme un bonbon doux et léger, qui, une fois qu’on le croque, pétille sur la langue. J’aurais aimé avoir plus de descriptions pour m’immerger davantage et en savoir un peu plus sur les copines de l’héroïne, mais c’est un livre que je recommande sans aucune hésitation, pour sa fidélité à la réalité, et le portait qu’il fait des chemins parfois (souvent) tristes que peuvent prendre les relations amoureuses.

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